
Grande nouveauté du match du 24/05 : apparition de chasubles (jaune et bleu), d’un vrai ballon qui fait mal au pied et de chaussettes orange… généralisation de crampons qui précède celle de protège-tibias puis d’armures intégrales type foot US…
Les bleus :
David : crédité de deux buts résolument contestables, sa mauvaise foi spectaculaire lui vaut le label Deschamps et une place en centre de formation de l’OM. Son bilan carbone doit faire s’évanouir Nicolas Hulot. Une étoile serait-elle née ?
Christo : technique moldave, physique monténégrin, il y a du Gignac dans ce garçon, surtout pour le côté yougo-romano-caravano-grande gueule. Une mine sur la barre pour éviter d’aller chercher le ballon dans les champs. Mesquin (sans frontières, donc).
Alexandre : a finalement contredit le théorème de Joule puisqu’il a réussi à marquer (en bleu) avec l’aimable complicité de Marion. A sniffé la craie tout le reste du match après avoir vainement tenté d’appréhender le concept de hors-jeu. Pas de bol, c’est déjà chiant à comprendre, mais alors à expliquer…
Pierre : s’est blessé aux ischio-jambiers convexes intérieurs courts en enfilant ses chaussettes (orange, faut dire – une revanche du bon goût sans doute). A ensuite vainement tenté d’impressionner l’adversaire avec son maillot pectoralo-moulant type « Laval 1977-78 ». Devrait sérieusement songer à se faire malaxer l’aura. Repart avec les chaussures du chef, parce que les deux oreilles et la queue étaient déjà prises.
Dim : l’Amadeus Mozer de la surface, le Cardinal Décimètre. Son Eminence a tenté de la jouer technique avant de vite revenir aux fondamentaux du football de prairie. Marque d’un pointu décroisé avec rebond en deux bandes sur sa seule incursion dans le camp adverse tellement il avait soif.
Chris : portait encore les stigmates du tennis de la veille. Une légère tendance à jouer les bras écartés. A fini crucifié mais s’est relevé d’entre les morts. Comme un poisson dans l’eau sur le terrain, tant qu’on joue pas le dimanche. Une affaire à suivre.
Julien : a plus râlé, pesté, braillé, contesté que vraiment joué. Une frappe à son actif, avec les crampons. A changé de camp à la mi-temps en clamant son amour de son nouveau maillot. Mi-Makélélé, mi-Fiorèse, mi-Charles-Edouard Coridon, ça fait beaucoup de moitiés pour un total finalement nettement inférieur à 1. A perdu son âme à trop vouloir faire son CR.
Les jaunes :
Pavel : l’invité surprise du jour, un Russe avec un maillot du Borussia grande époque. S’est pris pour Chapuisat pendant tout le match, étalant une pauvreté technique n’égalant que son physique de starlette. A prétendu avoir entendu son portable sonner à l’autre bout du terrain pour abandonner son équipe et s’enfiler des bières avant tout le monde.
Arne : plus élégant balle au pied qu’en look teutonique (chaussures et bas oranges, maillot jaune fluo). Pas un tacle au niveau du cuir chevelu, pas un mauvais coup, pas une frappe de mule. Pour compenser, a gagné le concours de binouzes face au Russe. Faut pas déconner…
Manu : portait un très joli maillot orange personnalisé avec un grand 8 dans le dos qui semble l’avoir perturbé tout le match. Capable de s’auto-grand-ponter sans perdre la face et de jubiler après avoir marqué d’une frappe de femme enceinte aux 6 mètres. Tellement euphorique qu’il en a oublié de se plaindre de ses nombreuses blessures et même de boire des bières à la fin.
Marion : arrivée avec 30 minutes de retard, se distingue d’entrée d’une superbe reprise de volée de l’extérieur de la cuisse droite sous la barre. A mis une mi-temps et 27 tacles de boucher polak d’Alex à se rendre compte qu’elle jouait pas avec les bleus. A profité de la confusion générale de fin de match pour marquer intérieur pied gauche, et cette fois-ci dans le bon but. Notre mascotte à nous qu’on a.
Phan : a tenu 46 secondes avant de s’effondrer pour la première fois. Se réincarnant systématiquement en lui-même, a passé son match à courir après son (n+1)e souffle. A définitivement bousillé son karma mais vraisemblablement découvert le secret du mouvement perpétuel sur ce coup-là.
Adrien : on connaissait le joueur de champ sans les pieds, il s’est révélé un exceptionnel gardien sans les mains. Hypnotise littéralement ses proies, gagnant des 4 contre 1 à lui tout seul, sans sortir ni même bouger. Un vrai mur en défense, à l’anglaise. On ne sait plus si on doit se prosterner devant son indéniable talent ou être consterné du niveau des attaquants. A inscrire d’urgence aux émissions de M6.
Armand : s’est lancé le défi de tester toutes les figures de style footballistique, cette semaine, la tête. Comme à son habitude, s’est dépensé sans compter (ce qu’il fait mal au demeurant) pour un résultant proche du néant (der Tall, en allemand). La semaine prochaine, testera le mur sur coup franc pour qu’on puisse écrire : Abric in the wall.
La phrase du match : « putain les gars y’a mon Rimmel qui coule ! » (un joueur anonyme)
La gencive du match : Christo réinvente la physique moderne en prouvant à Armand qu’une masse lancée à pleine vitesse peut tout à fait se retrouver le cul par terre en percutant un épi de maïs à l’arrêt.
Le trône de fer : Dim se campe sur ses jambons et tourne le dos à Armand pour protéger le ballon. Courageux. On attend qu’il se retourne pour assister à un vrai match de sumo.
L’action du match : aux 10 mètres, Chris arme une reprise de volée qui file pleine lucarne. Pierre la dévie en corner après un spectaculaire plongeon de 26 cm sur sa gauche. Faudra leur dire qu’ils sont dans la même équipe, quand même…
L’homme invisible : insaisissable, rapide comme l’éclair, furtif comme un pet sur une toile cirée, Joule a marqué cette rencontre de sa non-présence. Ce qui nous a permis d’éviter une disruption spatio-temporelle pour cause de mélange de maillots improbables, parce que c’est mal, comme de croiser les effluves…
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